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BRUXELLES D'ANTAN, D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN
De coups de cœur en coups de gueule...l'histoire, le patrimoine, les anecdotes insolites, les petits secrets, les découvertes, les curiosités, les grands projets et les actualités qui rendent notre ville vivante, passionnante et attachante mais aussi parfois complètement surréaliste.

dimanche 12 mai 2013

SHOPPING CENTERS BRUXELLOIS - COMBAT NAVAL entre Just under the Sky - NEO - Uplace et les autres...


Mille millions de mille sabords...qui sabordera qui ?

Dans les années 60-80, en un peu moins de deux décennies, la Région bruxelloise avait assisté à  l'arrimage de quatre grands vaisseaux commerciaux  flambant neufs baptisés "Shopping Center" (Le "petit dernier" date de 1984). Après une vingtaine d'années de navigation plus ou moins sereine, ils étaient déjà tous passés par une rénovation en profondeur incluant parfois des extensions importantes. (Voir mémo sur les 4 shoppings existants - The "W" Shopping - Westland - City 2 - Basilix - en bas de l'article).
Au début des années 2000, on pensait (à tort ?) avoir pratiquement  atteint le point de saturation pour un territoire et une population limitée, d'autant plus qu'on n'est plus dans la situation des années 60-80 où la clientèle des autres régions du pays se déplaçait encore volontiers à Bruxelles pour des "journées shopping". Aujourd'hui, les mêmes enseignes sont présentes à Anvers, Courtrai, Gand, Namur, Liège, Charleroi, Louvain La Neuve... il y a des shoppings centers dans tous les coins du pays (dans certains cas, ils ont d'ailleurs "tué" les commerces du centre ville) et il faut aussi compter avec la part d'achats effectués via internet et livrés à domicile qui est en croissance exponentielle.
Mégalomanie à la mode bruxelloise ?
D'ici moins de 3 ans, l'offre d'espaces disponibles dans des centres commerciaux pourrait carrément doubler dans et autour de la Région bruxelloise  (Passant de 151.326 m2 à plus de 300.000 m2).
Et ce n'est pas UN, ni DEUX...mais TROIS gros "navires de guerre" qui sont tout prêts à être mis à l'eau: deux sur la mer intérieure bruxelloise et le troisième dans un bassin industriel flamand aux portes de la Capitale.
Aux yeux des pouvoirs politiques, des armateurs-promoteurs et des bureaux d'étude, ce sera un atout considérable  pour le développement économique de Bruxelles et sa capacité d'emplois.
D'autres affirment qu'il s'agit  d'une véritable "folie mégalomaniaque" qui provoquera des remous agités dans son sillage. La vie locale, la mobilité, l'environnement pourraient en être tout secoués au risque de chavirer. Les quartiers commerciaux locaux et les shopping centers existants  pourraient être les premières victimes de ce combat naval sans pitié.
On peut se perdre dans les arguments des uns et des autres mais il ne faut pas avoir son permis de navigation marketing pour jeter un œil sur la carte ci-dessus et comprendre que le risque du "touché-coulé" est bien réel.
Le combat naval des Shopping Centers à Bruxelles  - Qui sera "touché - coulé" ?

Combat naval - Course au trésor commercial
A quelques différences et spécificités près, les mêmes grandes enseignes et marques internationales franchisées forment le noyau de l'équipage  et assurent l'animation des quatre grands navires existants.
Ont-elles les moyens de prendre place sur 7 vaisseaux aussi proches les uns des autres ? Sûrement pas !
Leurs choix stratégiques se feront forcément en harponnant les offres les plus alléchantes.
On sait que, vu les loyers pratiqués et les charges communes, les shopping centers ne sont plus guère accessibles aux commerçants indépendants. Ils s'y font plutôt rare et, en règle générale, ceux qui tentent l'expérience ne tiennent pas le coup très longtemps (Hormis dans le secteur Horeca et alimentation).
On sait aussi qu'aucun bâtiment de cette taille ne peut survivre sans une ou deux attractions majeures qui attirent le public et occupent, à elles seules, une grande surface  (Exemples: la FNAC à City 2...MEDIA MARKT et DELHAIZE au Basilix...)
Quant au potentiel "passagers", il n'est pas extensible à l'infini : +/- 34 millions de chalands sont passés par les 4 navires existants en  2011.
Tout particulièrement en période de crise, le potentiel "portefeuille" reste tout aussi  limité: ce qui est dépensé d'un côté, ne le sera pas ailleurs : cela vaut tant pour les clients que pour les enseignes susceptibles de s'y implanter.
Gageons qu'on vivra des tentatives d'abordages mutuels pour en pirater une partie. 
Côté armateurs-promoteurs, on nous assure que chaque "bateau" aura ses particularités propres avec des objectifs diversifiés.
S'il  est vrai qu'ils engloberont aussi des activités de loisirs outdoor et indoor, de l'événementiel, du business, de l'horeca... (voire même du logement  résidentiel pour "NEO"), on a peine à croire qu'ils ne se croiseront pas sur les mêmes vagues de la concurrence.
Reste le miroir aux alouettes de l'emploi ( +/- 7.000 ?), un argument qui ne laisse jamais le pouvoir politique indifférent.
Mais n'en détruiront-ils pas plus dans leur entourage qu'ils n'en créeront chez eux ?
Sans compter le rapport entre les investissements consentis et le nombre d'emplois espérés: on parle quand même de minimum 1,7 milliards d'euros pour les 3 projets - soit, en extrapolant, +/- 250.000 euros investis pour UN emploi créé - pas sûr que ce ratio saisissant puisse convaincre les sceptiques. 
En attendant, la course "à qui brisera le premier la bouteille de champagne sur la proue" est ouverte et "JUST UNDER THE SKY" (le plus "petit" projet bruxellois) a déjà pris une bonne longueur d'avance.
Quant aux deux autres (NEO - UPLACE), s'ils dépendaient du même pouvoir politique, le simple bon sens  aurait conduit à ne pas les mettre à l'eau au même endroit (le nord de la Région bruxelloise). Il y en a forcément un qui coulera l'autre ou qui lui causera des dommages irréversibles l'empêchant de garder le cap prévu. Le tout est de savoir lequel...

Jipé
TOUR D'HORIZON...

Mise à l'eau prévue début 2015 - Surfaces commerciales 36.000 m2 - Places de parking 1.650 - Budget estimé 210 millions d'euros - Nombre de visiteurs espérés : 6 millions / an - Nombre d'emplois à créer : minimum  750
 JUST UNDER THE SKY
Le projet  de nouveau shopping center bruxellois qui verra le jour  en premier lieu le long du canal, à hauteur du pont Van Praet.
Bravant les recours et oppositions diverses (moins virulentes que sur les autres projets) il est le seul à avoir obtenu la kyrielle de permis nécessaires sans doute grâce à sa taille plus modeste (toute proportion gardée), à un positionnement thématique spécifique et à une conception architecturale particulièrement attractive. Il a aussi l'atout de s'inscrire dans une politique de revalorisation des rives du canal de Bruxelles que (presque) tout le monde encourage...
Vous souhaitez en savoir plus sur ce projet ?
Consultez l'article:
http://bruxelles-bruxellons.blogspot.be/2013/05/just-under-sky-la-saga-des-nouveaux.html

NEO contre Uplace
Uplace contre NEO





Mise à l'eau prévue fin 2015 - Surfaces commerciales : 72.000 m2 - Places de parking 3.700 - Budget estimé 900 millions d'euros (pour l'ensemble du projet) - Nombre d'emplois à créer : minimum 3.000


MEGA PROJET "NEO"
Deuxième projet bruxellois et premier en importance
Le plus complet....mais le moins avancé des trois en lice (dont un situé en Flandre mais aux portes de Bruxelles)
Bien plus qu'un simple "Shopping Center, ce vaste plan de réaménagement complet du plateau du Heysel autour de l'actuel stade Roi Baudouin (qui n'y survivra pas) suscite pas mal de polémiques et de tergiversations...notamment parce qu'il entraîne, de facto, la disparition de plusieurs attractions bien connues des Bruxellois. C'est le seul des trois projets en cours qui inclut du logement résidentiel et c'est aussi le seul qui n'ait pas été initié par le "privé". C'est une commune, la Ville de Bruxelles (chapeautée par la Région bruxelloise), qui mêne la danse avec, à la clef, un interventionnisme politique à tous les échelons et des procédures plus longues à chaque étape (marchés publics)...

Vous souhaitez en savoir plus sur ce projet ?
Consultez l'article :
http://bruxelles-bruxellons.blogspot.be/2013/05/projet-neo-heysel-la-saga-des-nouveaux.html
Mise à l'eau prévue au printemps 2016 - Surfaces commerciales : de 55.000 à 70.000 m2 - Budget estimé 600 millions d'euros (pour l'ensemble du projet) - Nombre de visiteurs espérés : 25.000 / jour - Nombre d'emplois : minimum 3.000

UPLACE
MEGA PROJET aux portes de Bruxelles (Situé en Région flamande)
Ironiquement rebaptisé "SHOPPINGMONSTER " par ses détracteurs
Bien plus qu'un simple "shopping center, il est conçu comme un ambitieux  "village de loisirs" intégrant de multiples activités et visant tant la clientèle bruxelloise que celle de Flandre (où il est fortement contesté)
Il avait pris une belle longueur d'avance sur son concurrent direct "NEO"...jusqu'au moment de la mise en suspens de son permis d'environnement par le Conseil d'Etat en décembre 2012...

Vous souhaitez en savoir plus sur ce projet ?
Consultez l'article :
http://bruxelles-bruxellons.blogspot.be/2013/05/uplace-la-saga-des-nouveaux-shoppings.html

Pour compléter le tableau...
Petit mémo des gros navires commerciaux actuels...
(44.432 + 37.450 + 51.000 + 18.444 m2 = 151.326 m2)

Le plus âgé... (45 ans de navigation)
(et celui qui a été le plus souvent relifté avec une grosse extension au passage)

The "W" Shopping  - Mise à l'eau: 1968  - 136 enseignes répartis sur 44.432 m2 (1 étage + r.d.ch) - Parking : 1.980 places payantes - Rénovations-extensions successives: 1975 / 1989 / 2003-2004....à suivre - Visiteurs/an : 8.000.000 (2011)
Le deuxième... (41 ans de navigation)
Westland Shopping - Mise à l'eau: 1972 - 126 enseignes-commerces répartis sur 37.450 m2 (2 étages) - Parking: 1.850 places gratuites - Rénovation complète en 2000 - Visiteurs/an : 7.500.000 (2011)
Le troisième... (35 ans de navigation)
City 2 - Mise à l'eau : 1978 - 106 enseignes-commerces répartis sur 51.000 m2 (4 étages) - Parking: 425 places payantes - Rénovation complète en 1999 - Visiteurs/an : 15.000.000 (2011)
Le benjamin... (29 ans de navigation)

 
Basilix - Mise à l'eau: 1984 - 65 enseignes - commerces répartis sur 18.444 m2 (2 étages) - Parking: 2.000 places gratuites - Rénovation complète en 2004 - Visiteurs/an : 3.500.000 (2011)

jeudi 18 avril 2013

Le Roi et son bouffon- Pierre Kroll croque Albert II - Vingt ans de règne et deux décennies de dessins


"Entre nous : je n'y ai jamais rien compris..."

Le Roi et son bouffon

Si à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, les caricatures du Roi Léopold II étaient monnaie  courante et souvent féroces dans la presse satirique, cette liberté de ton et d'expression s'était faite beaucoup plus rare par la suite...

"Je vous donnerai assez de caoutchouc pour vous faire une conscience élastique"
Caricature du Roi Léopold II - Assiette au beurre - Janvier 1908
Dans la deuxième moitié du 20ème siècle, sous le règne du Roi Baudouin, caricaturer la famille royale s'apparentait presque à commettre un crime de "lèse-majesté". Ce genre de dessins n'aurait sans doute  jamais été publié dans les grands journaux (ni diffusé à la télévision)  par crainte de susciter le courroux du Palais et les réactions outrées d'une partie du lectorat.
Les temps ont changé...

« Se faire traiter  de bouffon, ça n'a pas l'air d'un compliment. Mais quand je lis que si le  bouffon amuse le roi, il est aussi le seul à pouvoir lui dire quelques vérités sans faire de courbettes, qu'il a pour fonction aussi de le désacraliser, que les ministres et les courtisans craignent les traits d'esprit du bouffon à leurs dépens parce qu'ils ont rarement le talent d'y répondre, que c'est grâce au bouffon que le peuple arrive à faire le tri parmi les mensonges et les promesses dont on l'abreuve ... je le  prends comme un beau compliment. »

Pierre Kroll

"Pour Noël, j'ai demandé un gouvernement"
"Sa majesté réfléchit, consulte, cherche une solution...et ne veux pas être dérangé"

Une petite révolution dans le Royaume de Belgique

Pierre Kroll a commencé a "croquer" le Roi Albert II peu avant sa prestation de serment en août 1993: vingt ans de règne accompagnés par deux décennies de dessins qui ont suivi le fil de l'actualité.
Après la disparition brutale du Roi Baudouin, en l'absence de descendance directe, on attend l'arrivée sur le trône du Prince Philippe, dûment formé par son oncle.  Toujours célibataire à l'époque et jugé encore trop inexpérimenté, voire carrément "maladroit, la classe politique se montre très réticente. Premier dans l'ordre de succession, c'est le père du Prince, frère du Roi décédé,  qui prend la relève.
Un sixième Roi des Belges inattendu, déjà grand-père et privé de sa préretraite  pour raisons d'état...

Une image décalée qu'on pourrait qualifiée de  "surréaliste"...

Pour illustrer cette situation particulière de "l'homme qui apprend au saut du lit qu'il va devoir être Roi", le caricaturiste a la lumineuse idée de l'imaginer en pyjama, robe de chambre et pantoufles...sans oublier la fameuse couronne qui, même s'il ne l'a jamais portée, permet de l'identifier au premier coup d'oeil. (Au gré de l'actualité, elle a d'ailleurs été mise "à toutes les sauces" par le facétieux dessinateur, servant même d'écrin à...un cornet de frites)
Si, au départ, l'approche irrévérencieuse fut jugée "iconoclaste" par certaines âmes bien pensantes, cette représentation décalée du Roi fait mouche et est rapidement adoptée par le grand-public.
Et si, 20 ans après, elle perdure toujours, ce n'est pas le fruit du hasard.

"Alors on danse..." 
Le Roi Albert II danse entre Flandre et Wallonie au rythme de la célèbre chanson de Stromae
Un citoyen presque comme les autres...
s'il n'y avait le poids de la couronne...

Albert II a une personnalité bien différente de celle du Roi Baudouin (qui, au début de son règne, fut surnommé "Le Roi triste"). 
Bon vivant, riant de bon coeur...il dégage une impression de bonhomie bienveillante empreinte de bon sens. Elle a nourri le portrait "en charentaises et couronne"  qui, paradoxalement, a probablement contribué au "capital sympathie" et à la popularité du Roi.
Bien que cela n'ait jamais été confirmé par un communiqué officiel du Palais, on sait que le Roi apprécie ses caricatures et qu'il s'en amuse volontiers.
L'image aurait pu être cruelle et  le tourner en ridicule mais Pierre Kroll a aussi ce talent (rare) de griffer sans mordre, d'égratigner sans blesser. 
Par la grâce de son coup de crayon, "Sa Majesté" est devenu un citoyen lambda, "presque comme les autres", qui observe le monde un peu fou qui l'entoure et sa famille, d'un regard amusé, désabusé...parfois irrité...avec, de temps à autre, une furieuse envie de prendre des vacances et de s'évader bien loin de ce "bazar" belgo-belge.


"J'ai bien entendu, Papa, nous avons deux pays...c'est génial ça !"

Une longue carrière couronnée...de succès

Si l'humour pique juste au bon endroit, il n'est ni cynique, ni foncièrement méchant. Il n'est pas rare d'y déceler un zeste d'affection et de tendresse...voire de l'empathie pour le poids de cette fonction qui lui est tombée sur le dos sans qu'il l'ait vraiment souhaité.
Tout au long de ces deux décennies,  Albert II a été très présent dans l'actualité.
Au travers des crises politiques et financières, mariages, naissances, déplacements officiels et privés, discours, tragi-comédies des "affaires familiales", conflits communautaires, remise en question de la fonction royale et des dotations...jusqu'à son abdication en faveur de son fils…au fil du temps notre "Bon Roi Albert" est devenu l'acteur vedette parmi la panoplie de personnages croqués par le talentueux cartooniste belge
Une longue "carrière" couronnée par l'album "Le Roi et son bouffon" (Éditions Renaissance du Livre).
On y découvre également de nombreux inédits et des dessins refusés (Ben oui, il s'en est quand même trouvé quelques uns que les journaux n'ont pas osé publier). 

"Est-ce que vous ne m'en faites pas faire un peu trop cette année ?"
"Il faut remonter le moral  des Belges Sire..."
Si vous avez raté les deux expositions consacrées à ces deux décennies de caricatures (l'une à Paris en 2012, et l'autre à Bruxelles au printemps 2013) et si vous n'avez pas encore cet album dans votre bibliothèque ; commandez-le d'urgence chez votre libraire préféré et essayez de le faire dédicacer par l'auteur lors d'une foire aux livres
Une page de notre histoire royale est tournée et d'ici quelques années, vu qu'il ne sera très probablement plus réédité, cet ouvrage a toutes les chances de devenir un objet de collection.

Réitérer un tel "coup de maître" avec la personnalité moins "débonnaire" du nouveau Roi Philippe  n'est pas chose aisée : un vrai défi pour l'auteur !
En attendant, comme on aimerait que toutes les pages de l'actualité nous fassent autant sourire...
Et, puisqu'il paraît que "le rire, c'est bon pour la santé", il ne nous reste plus qu'à vous dire "Merci Docteur Kroll".
Jipé

Editions Renaissance du Livre 
www.renaissancedulivre.be 
T. +32 (0) 2 210.89.14


1/ Bon anniversaire Sire : "Pas très beau comme emballage cette enveloppe brune...c'est quoi mon bon Elio ?
Je l'ai fait moi-même Sire...c'est une déclaration d'impôts"
2/ Vers une réduction des dotations :  "Grand Père, c'est vrai qu'un jour, on va devoir travailler  ? Pas Elisabeth ! " 
3/ "Paola, c'est dingue : nous sommes plus de 50.000 fans sur la page (facebook) de Kroll ! ...Si ça vous amuse..."


En visite au journal "Le Soir", le Roi Albert II et la Reine Paola semblent apprécier l'humour  et les dessins de Pierre Kroll

"Je ne suis pas sûr de pouvoir venir"

samedi 13 avril 2013

BRUXELLES disparu - Bruxelles imaginaire

Le Palais d'été & le Palais des Glaces - La Grand' Poste - L'ancien Mont des Arts
Jeter un regard dans le rétroviseur…

Cette expression tirée de la préface du livre, définit très bien la démarche de l'auteur : expliquer le présent par le passé...mieux comprendre la ville d'aujourd'hui en jetant un regard sur son évolution et les bouleversements successifs qu'elle a connu au cours des deux derniers siècles.
Pas de fausse nostalgie du passé, comme toutes les grandes capitales, notre ville est en mouvement perpétuel mais "savoir ce qu'il y avait ici autrefois" peut s'avérer aussi édifiant que passionnant.


Le vieux port de Bruxelles et les quais animés au centre de la  ville

Bruxelles imaginaire
Vous ne regarderez plus notre ville de la même manière

En tant qu'historien, au travers d'une généreuse iconographie (cartes postales anciennes, dessins, gravures, peintures…) Marc Meganck s'attache à raviver la mémoire d'un Bruxelles qui n'existe plus.
En tant qu'écrivain-romancier, il s'amuse à brouiller les pistes en s'abstenant de suivre un fil conducteur chronologique et c'est bien ce qui rend cette plongée dans le passé étonnamment vivante.
Comme si, par une sorte de miracle spatio-temporel, les 60 sites présentés avaient pu coexister à la même époque,  une ville imaginaire se crée sous nos yeux.
Au lecteur de recomposer les pièces du puzzle au gré de sa promenade et de ses coups de coeur.


Les grands magasins de la Bourse et le Bon Marché - Le célèbre Cinéma Métropole - Le solarium d'Evere

Invitation à rêver au programme d'une journée improbable...
Qu'est-ce qui vous tenterait ?
Que diriez-vous d'une petite balade le long de la Senne ou sur les quais animés du vieux port, en repassant par les halles du Vismet pour s'approvisionner en poisson fraîchement débarqué.
A moins que vous ne préfériez céder à la tentation d'un après-midi shopping au au "Bon Marché" ou au "Grand Magasin de la Bourse".
Pendant ce temps-là, vous pourriez laisser les enfants au "Pôle Nord" pour une joyeuse partie de patinage sur glace.
Une soirée détente en vue ? Invitez vos amis au "Palais d'Été" pour danser ou assister à un spectacle de music hall. Artistes de cabarets, chanteurs, funambules, clowns, orchestres s'y succèdent sur les planches. Les parieurs invétérés s'y retrouvent aussi pour les courses de lévriers et les matchs de boxe.
Le dimanche, la promenade pédestre tout au long de l'avenue Louise jusqu'au Bois de la Cambre reste le must incontournable, l'endroit où le "Tout Bruxelles" se retrouve.
Le temps s'annonce au beau fixe ? Pourquoi ne pas passer la journée en famille au Solarium d'Evere: on y pratique le water-polo, le ping-pong et le volley-ball et sa superbe piscine de 50 x 20 mètres vaut le détour.
Et, si la drache nationale est au rendez-vous, les  3.000 places de la superbe salle du Cinéma Métropole vous tendent les bras.
En fin de journée, quoi de plus "chic" que de prendre un verre en charmante compagnie au Bar Martini de la Tour Rogier: sa terrasse offre un magnifique point de vue sur la ville.
Quant à assister au premier concert belge des "Rolling Stone", n'y pensez plus…le Palais des Sports de Schaerbeek affiche complet depuis belle lurette.
En chassé-croisé dans le temps, il y a plein d'autres choses à découvrir ou à redécouvrir dans ce beau livre ; des lieux et des bâtiments qui restent ancrés dans la mémoire collective, d'autres dont on avait complètement oublié qu'ils avaient joué leur rôle dans la mise en scène de notre ville.
Chacun d'entre eux a son petit moment d'histoire vivante  à nous raconter.
Après cette lecture, vous ne regarderez plus le Bruxelles d'aujourd'hui de la même manière.
Jipé



LIVRE EN TÊTE
Recommandé par "Bruxelles-Bruxellons"

"Bruxelles disparu"

Auteur: Marc Meganck
Éditeur: 180° éditions


www.180editions.com
0032(0)472 95 49 79


Site de l'auteur:
http://marcmeganck.be/tag/marc-meganck/

mardi 19 mars 2013

Magritte, son musée privé et l'histoire d'Olympia


Souvenez-vous : au début de l'année 2012, le célèbre tableau  "Olympia", volé le 24 septembre 2009, avait miraculeusement réintégré le Musée privé de Magritte après plus de deux ans d'absence.
A l'époque, s'engouffrant par la fenêtre entrouverte, un coup de vent avait déposé cette lettre sur un coin de mon bureau. Un p'tit mot l'accompagnait me priant de la publier...

Lettre ouverte....
Chers amis de Bruxelles, de Belgique et d'ailleurs...
Certes, vous m'avez honoré d'un superbe et prestigieux musée en place Royale, qui attire les touristes du monde entier...mais mon p'tit musée à moi, niché dans la modeste maison où j'ai peint la moitié de mon œuvre durant près d'un quart de siècle (800 tableaux et gouaches), mérite aussi votre visite.
Il la mérite d'autant plus que j
’ai la joie de vous annoncer que ma femme, mon « Olympia", ma chère Georgette, est de retour dans cette maison de Jette où nous avons vécu entre 1930 et 1954.
Elle est revenue, sans faire de bruit, comme un nuage passant subrepticement par la porte entrouverte. 
Deux ans déjà qu’elle avait disparu, brutalement enlevée à son domicile par deux iconoclastes armés, sans foi ni loi.

L'affaire défraya la chronique.
Mon ciel s'est  assombri d'un coup de tonnerre, j'en ai perdu la tête sous mon chapeau. Errant entre le jour et la nuit, je l'ai imaginée prisonnière pour l'éternité, statufiée dans sa mélancolie, tourmentée par des inconnus, avec une pomme à la place du visage, qui l’auraient mise aux enchères dans le clair-obscur d’un réverbère. 
Je dois vous avouer que je me sentais un peu responsable.

À  force d’exposer sa beauté nue aux yeux du grand public, j’avais fini par attiser, dans d’autres esprits, les feux de la passion que je lui portais.
Depuis que je lui ai peint un coquillage sur le ventre, ma Georgette est devenue une "star" adulée, objet de toutes les convoitises.
Je me suis laissé dire là haut que sa valeur est estimée à un million d'euros, je m'attendais donc logiquement à recevoir une demande de rançon...
J'ai espéré...attendu...attendu...mais les mois ont passé sans que je ne reçoive la moindre nouvelle jusqu'au jour où ils ont enfin pris conscience qu'ils ne pouvaient pas en faire grand chose.
Mon "Olympia" était connue dans les monde entier, ses photos avaient été diffusées partout... impossible de la ressortir en pleine lumière sans se faire mettre à l'ombre.
Ils n'avaient plus d'autres choix que se résigner à la libérer en toute discrétion, plus que probablement contre une croquignolette rançon payée par la compagnie d'assurance (Mais ça...c'est top secret !)

Pour saluer son retour au bercail, je vous invite chaleureusement à visiter l'écrin préservé de nos souvenirs communs.


Chronique publiée dans le P'tit Journal - édition février 2012
 
René Magritte et Georgette Berger (Olympia)


Recommandé par "Bruxelles-Bruxellons":
Une visite à la maison-musée du peintre surréaliste et de son épouse Georgette...
...parce qu'elle le vaut bien !
Musée René Magritte:
Rue Esseghem, 135 - 1090 Jette 
0032(0)2 428.26.26

lundi 18 mars 2013

Magritte et la Fontaine mystérieuse


Pourquoi cette vasque posée dans son bassin porte-t-elle le nom de "Fontaine Magritte" ?

Élégante, mais d'apparence très classique et sans grande originalité, elle apparaît comme une jolie fontaine traditionnelle, comme tant d'autres, et on se demande ce qui pourrait bien la relier au grand peintre surréaliste belge.
Installée depuis 2002 sur la place de Ninove à Bruxelles, elle n'est  pourtant pas si "banale" qu'elle en a l'air.
Son auteur sort déjà de l'ordinaire. Luca Maria Patella est un sculpteur italien de renommée internationale dont les oeuvres se retrouvent aujourd'hui dans les collections des plus grands musées du monde (tels le Stedelijk Muséum, Amsterdam, le Modem Art Muséum, New York...).
Cet artiste d'origine romaine est connu pour avoir introduit dans son travail créatif des relations intellectuelles complexes entre plusieurs formes d'expression artistique. Peinture, objets-sculptures, photographie, film-vidéo, graphisme, écriture...s'y entremêlent sur fond de psychanalyse et de références philosophiques.
Il est aussi "l’inventeur" d'une sorte de sculpture en "trompe l'oeil" :
Le vase physiognomique


Lorsqu’on observe attentivement le vase physiognomique de Luca Maria Patella, un double profil surgit de part et d’autre, circonscrit par les formes du vase et par le rideau d’eau qui s’en écoule.
La forme initiale de la vasque que l'on découvre au premier regard n'est qu'un prétexte, un "outil pour créer une autre image subliminale...un "portrait" fantomatique qui se dessine à travers le filtre de l'eau sur fond du paysage environnant.
L'oeil du passant averti ne le perçoit qu'au bout d'un certain temps en acceptant de ne plus regarder l'objet lui-même mais l'arrière-fond qu'il découpe dans l'espace...
Le grand peintre belge René Magritte était bien sûr le "modèle" idéal pour prêter le profil de son visage à cette oeuvre qui s'inscrit parfaitement dans la démarche surréaliste.

Jipé

Sur base d'un article publié dans le P'tit Journal - édition décembre 2011
Sources : Guide Bruxelles insolite & Secret - Éditions Jonglez 



Suivant la même technique, l’artiste a réalisé d’autres vases représentant des hommes célèbres (Goethe, Diderot., Duchamp..) Pour en savoir plus sur son oeuvre qui explore bien d'autres modes d'expression, visitez le site www.lucapatella.altervista.org  

samedi 16 mars 2013

La Pipistrelle de Kuhl naturalisée "Bruxelloise"


PRIMO-ARRIVANT
& parcours d'intégration...
D'origine méridionale, la Pipistrelle de Kuhl migre lentement vers le nord.
Observée dans la région de Grenoble, puis  en Bretagne et le long de la côte atlantique, ensuite à la frontière franco-belge, elle a fait sa première apparition officielle en Région bruxelloise durant l'été 2012.

Bienvenue à la nouvelle venue…
À l'instar de "Maître Goupil" (voir autre article "Renard urbain" dans la rubrique "Bruxelles au naturel"), d'après les observations faites en France, cette mignonne  p'tite chauve-souris semble apprécier tout particulièrement les centres urbains.
Sa présence dans la capitale de l'Europe a été repérée grâce à un enregistrement réalisé le 18 août dernier dans la cour de l'abbaye du Rouge-Cloître par le groupe de travail "Plecotus" (Natagora) qui utilise un matériel de prise de son adapté et dispose d'équipements très pointus pour analyser les captations. 

La Pipistrelle de Kuhl se caractérise notamment par un "langage social" typique : un cri en deux syllabes à la modulation claire et bien rythmée ("tjou tjou"), audible pour l'oreille humaine, se terminant par une "bavure", sorte d'écho répété à très basse fréquence, inaudible sans matériel d'enregistrement performant.

Si vous souhaitez l'écouter grâce à NATAGORA (attention, il faut tendre l'oreille) - CLIQUER ICI 

Les enregistrements en différentes fréquences sont aussi très clairs sur le site français de VIGIENATURE et on y trouve beaucoup d'explications - CLIQUER ICI

On peut bien sûr relier cette migration inattendue aux changements climatiques qui rendent nos cieux plus accueillants. Il se pourrait aussi que notre charmante vedette soit déjà arrivée chez nous "incognito" depuis un certain temps sans s'être fait repérée par les paparazzi-naturalistes.
Les méthodes d'observations de plus en plus sophistiquées, permettent aujourd'hui des études systématiques et très précises de leurs modes de vie.

Nos amies les  Chauves-Souris respectent l'équilibre régional "à la Belge"


Si la  Pipistrelle de Kuhl, qu'on dit "anthropophile" (aimant vivre dans  des espaces habités par l'homme), a décidé de s'établir en Région bruxelloise...pour ne froisser personne, d'autres consoeurs "primo-arrivantes"  venant du sud ont privilégié les deux autres régions.
Ainsi, la "Vespertilion d'Alcathoé" rejoignait la Wallonie en 2011, tandis que la "Grande Noctule" choisissait la Flandre au printemps dernier.
À croire qu'avant d'immigrer, nos nouvelles amies avaient pris grand soin de bien se renseigner sur la géopolitique très complexe de notre p'tit pays.
Gageons qu'elles n'auront nul besoin de suivre un "parcours d'intégration".

Le saviez-vous ?

Notre Pipistrelle de Kuhl est classée parmi les p'tits "microchiroptères
On estime que les chauves-souris sont appparues sur notre terre il y a 55 millions d'années...10 millions d'années après la disparition des dinosaures (Voilà qui relativise notre espace-temps !).

Elles ont survécu en se diversifiant et en s'adaptant aux successions de climats terrestres extrêmes (dont les 4 grandes glaciations de ces deux derniers millions d'années). Leur capacité à voler les a bien aidées à trouver refuge sous d'autres cieux lorsque la situation climatique devenait trop périlleuse.

Si certaines d'entre elles apprécient beaucoup la proximité humaine, cela ne date pas d'hier et c'est inscrit dans la mémoire de leurs gênes : elles vivaient déjà en compagnie quotidiennne des hommes préhistoriques dont elles partagaient les même grottes en "bon voisinage". 

Quant à la réputation de "Vampires" qui leur colle aux ailes...elle appartient plus aux légendes qu'à la réalité !
Seules trois espèces sont "hématophages" et elles vivent très, très loin de Bruxelles...en Amérique du Sud.
Jipé




vendredi 8 mars 2013

MINI-EUROPE et OCEADE ne sont plus SDF, du moins jusqu'en 2016...et après ?


Aux dernières nouvelles...

25 avril 2014
L'article qui suit a été publié en mars 2013. 
Il parle de l'indifférence des autorités politiques de la Région bruxelloise face à l'obstination de celles de Bruxelles-Ville dont l'objectif était clairement de faire disparaître au plus vite la MINI EUROPE et OCEADE du plateau du Heysel.
Si un sursis de 3 ans ne leur avait pas été octroyé in extremis en juin 2013, c'est bien ce qui se serait produit et l'une des attractions touristiques à succès de la Capitale aurait d'ores et déjà été effacée du paysage pour s'en aller sous d'autres cieux plus accueillants.
Plus d'un an après l'appel à candidatures, le choix du consortium qui présidera à la réalisation du projet NEO vient d'être confirmé fin avril 2014  et, contre toute attente,  la MINI EUROPE (360.000 visiteurs par an) est non seulement maintenue définitivement au sein du projet sélectionné mais appelée à un nouvel avenir dans le cadre du concept EUROPVILLE

Par contre, il sonne le glas du complexe aquatique "OCEADE" vieillissant qui n'y a définitivement plus sa place: il disparaîtra du plateau du Heysel à l'échéance de la prolongation de sa concession (soit fin de l'année 2016 - voir ci-dessous).

Lire la chronique consacrée au nouveau projet "EUROPEA" (CLIQUER ICI)


25 juin 2013
Trois ans de sursis...
Fort heureusement à la veille de l'été 2013, un accord intervient entre Bruxelles-Ville et les dirigeants de Mini Europe et d'Océade.
En contradiction complète avec la décision, officiellement confirmée en février, de fermer leurs portes d'ici fin août 2013 ; leurs concessions sont prolongées jusqu'en décembre 2016.
La même prolongation de 3 ans est accordée à "The Village" et à tous ceux qui le font vivre au quotidien.
Les responsables politiques et les gestionnaires de Brussels Expo se sont donx enfin rendus à l'évidence : Il était "ABSURDE" de mettre prématurément fin à ces trois attractions de Bruparck dès la fin de cet été...alors que NEO patauge encore dans les avant-projets et les incertitudes, que Kinepolis s'accroche sur le site jusqu'en 2025 et que le "vieux" stade Roi Baudouin ne disparaîtra pas avant 2022.
Une nouvelle réjouissante pour tous ceux qui y travaillent et qui avait dû courageusement entamer la nouvelle saison d'été 2013 en sachant que c'était la dernière.
Même si l'accord prévoit que les 3 consortiums, candidats à l'aménagement du site, restent parfaitement libres de les intégrer...ou pas...dans le projet NEO, on peut espérer que ces 3 années de sursis seront mises à profit pour trouver une solution concrète et viable pour leur maintien définitif en Région bruxelloise (que ce soit dans le cadre du plateau du Heysel ou ailleurs)


Article publié en mars 2013
L'indifférence de Bruxelles
Quelques suggestions pour la reloger

La Mini-Europe quittera-t-elle Bruxelles pour les mornes plaines du Brabant wallon, le monde sauvage d'Aywaille, le site de Coronmeuse à Liège, Kortrijk, Mechelen...
Aux dernières nouvelles près de 50 villes, communes et sites belges, tant en Flandre qu'en Wallonie, étaient près à livrer bataille pour l'obtenir...
A moins que ce ne soit pour le Montenegro ? (qui n'est même pas en Europe)
Gageons que cela devrait aussi vivement intéresser les Chinois...
Alors que le Lion de Waterloo rugissait pour séduire la belle et l'attirer dans ses griffes...Manneken-Pis se contentait de  "pisser comme il pleure sur les femmes infidèles"...et l'Atomium ne se mettait même pas en boule...
La décision a été confirmée par les hautes instances politiques de la Ville de Bruxelles, les deux institutions du plateau du Heysel, Mini-Europe & Océade, sont condamnées à fermer définitivement leurs portes le 31 août 2013 et devront être complètement démantelées pour la fin décembre.
Décision d'autant plus loufoque que le méga-projet NEO, qui provoque le départ des deux attractions, n'en est encore qu'au balbutiements (Appel à candidatures) et fait encore l'objet de recours devant le Conseil d'Etat.
D'ici que les premiers coups de pioche soient donnés, on aurait pu parfaitement prolonger leurs vies d'un an (ou deux...). Cela aurait permis de préserver provisoirement les 120 emplois liés aux deux sites tout en donnant du "temps au temps" pour envisager d'autres solutions.

Encore heureux que le projet NEO n'ait pas impliqué de virer l'Atomium !
(Quelques illuminés du ciboulot avaient bien sérieusement envisagé de le faire...mais c'était dans les années 90, avant sa rénovation... et bien avant NEO)


Recherchons d'urgence 2,5 hectares de terrain pour Mini-Europe SDF
Deux hectares et demi  de terrain ?
Pour recaser une attraction touristique majeure, en lien direct avec son rôle de Capitale de l'Europe...est-ce donc totalement impossible à trouver à Bruxelles ?
Pourtant avec un peu d'imagination, d'idées et de volonté politique...à coeur vaillant, rien ne serait impossible !
Quelques suggestions...en survol :
  • L'Hippodrome de Boitsfort couvre une superficie de 28 ha
  • Le Parc du Cinquantenaire couvre une superficie de 30 ha.
  • Le Parc de Woluwe couvre une superficie de 69 ha.
  • Le Bois de la Cambre couvre une superficie de 123 ha.
L'Hippodrome de Boitsfort
Quasi "à l'abandon" depuis 1995, la Région bruxelloise peine à lui trouver une nouvelle affectation depuis une bonne dizaine d'années.
L'idée du gouvernement bruxellois actuel est justement d'y implanter "un projet de loisirs grand-public"...
Alors...qu'est-ce qu'on attend ?
Ce serait un excellent point de départ pour un projet de plus grande envergure.
Tant qu'à faire...pourquoi ne pas y réimplanter aussi Océade ?

C'est "l'ancêtre" du plateau du Heysel et, à ce titre, il aurait droit à prendre sa succession pour accueillir notre Mini-Europe SDF.
De 1880 à 1930, il a accueilli plusieurs expositions universelles, des foires commerciales et des événements importants de notre histoire belgo-bruxelloise. Il est idéalement situé dans le quartier européen, à proximité du "Parlementarium" et de la future "Maison de l'Histoire européenne" qui devrait s'installer au Parc Léopold. Une interaction est aussi possible avec les différents musées qui sont déjà présents sur le site. (Musée Royal d'Art et d'Histoire, Autoworld, Musée de l'Armée et de l'Aviation...). En outre, le parc est facilement accessible en métro à partir des hôtels du centre ville et est desservi par la Gare Schuman qui aura bientôt une liaison directe avec l'aéroport de Zaventem.
Le Parc de Woluwe...
Il est si beau et si vaste qu'on ne verrait même pas la différence s'il cédait 2.5 ha de ses 69 hectares...
Serait-ce le défigurer que d'y installer la Mini-Europe ? 
On ne voit pas trop pourquoi puisque le concept de la Mini-Europe est justement celui d'un "parc-promenade" qui, pour se sentir parfaitement à l'aise, a besoin d'un environnement "vert".
Certes (comme pour l'hippodrome de Boitsfort) sa situation est un peu plus décentrée...et les interactions avec d'autres attractions touristiques sont inexistantes (Hormis, le beau Musée du Tram...mais sa fréquentation n'a rien à voir avec celle de l'Atomium)

Le Bois de la Cambre...
Encore plus vaste que le Parc de Woluwe (pratiquement le double), notre Mini-Europe n'y occuperait que 2 % de la superficie totale.
Le Bois de la Cambre accueille déjà en son sein le Théâtre de Poche, le célèbre Chalet Robinson sur son île ainsi que les Chalets de la Patinoire et des Jeux d'Hiver. De nombreuses activités événementielles s'y déroulent tout au long de l'année. Voilà de quoi le rendre encore plus attractif

Pourquoi effacer une équipe qui gagne ?
Une entreprise dont le chiffre d'affaire est en croissance constante depuis 12 ans (plus de 3 millions d'euros de chiffre d'affaire) qui emploie +/- 50 personnes et qui attire 360.000 "clients-visiteurs" chaque année…par les temps qui courent, ça ne coure pas les rues.
Pourquoi la jeter à la poubelle ?
Nos p'tites idées de relogement sont-elles tellement loufoques et farfelues ?
Une chose est sûre, si les autorités politiques bruxelloises ne se bougent pas très rapidement les fesses pour lui trouver une terre d'accueil, la Mini-Europe partira sous d'autres cieux.

À moins que, complètement dégoutée, elle ne disparaisse purement et simplement en revendant ses superbes maquettes au plus offrant pour récupérer l'investissement
Jipé

  
Recherchons d'urgence 2,5 hectares de terrain pour Mini-Europe SDF
De triste mémoire...

Va-t-on rééditer la même erreur que celle commise, il y a quelques années, pour le Musée Hergé ?
N'en a-t-on pas tiré les leçons ? Après de multiples tergiversartions et maintes ruptures de dialogue entre les initateurs du projet et les autorités politiques...faute d'avoir pu dégager un consensus sur un lieu d'implantation en région bruxelloise, il est allé s'établir dans la ville universitaire de Louvain-La-Neuve qui lui faisait les yeux doux.
Résultats ?
1/ Perte définitive d'une attraction touristique "phare" (Tintin est connu dans le monde entier) qui aurait dû, en toute logique, trouver sa place à Bruxelles
Pouvait-on rêver meilleur emplacement et meilleur contexte ? Le père de Tintin était bruxellois, Quick & Flupke sont des ketjes de Bruxelles qui héberge aussi le Musée de la BD dans un superbe bâtiment signé Horta. Un parcours de peintures murales sur des façades bruxelloises fait découvrir tous les personnages qui ont fait la renommée de la BD belge. En outre, les voyageurs étrangers qui débarquent dans la capitale via la gare du Midi, sont accueillis par une grande fresque tirée de l'oeuvre d'Hergé.(L'arrivée de Saint-Nicolas par le train) puis, à l'extérieur par la  grande enseigne "Tintin & Milou" installée sur le toit des éditions du Lombard...
2/ Perte définitve d'un potentiel important de visiteurs pour le Musée Hergé. 
La majorité des touristes et visiteurs étrangers, en séjour à Bruxelles durant seulement 2 ou 3 jours, ne font JAMAIS le déplacement jusqu'à Louvain-La-Neuve. (Trajet A.R.: 1 heure...quand tout va bien + le temps de la visite !)
On connaît même pas mal de Bruxellois qui n'ont pas encore été le visiter.
La société "Moulinsart" espérait un minimum de 200.000 visiteurs par an ?
Il n'y en a eu tout au plus que 80.000 /an au cours des dernières années !
On ne parle pas encore de "fermeture"...mais bien de restrictions de personnel.
C'est le prix à payer pour ne pas avoir implanté le Musée Hergé à Bruxelles.
C'est d'autant plus triste qu'il aurait eu parfaitement sa place sur le plateau du Heysel en bonne compagnie touristique de l'ATOMIUM et de la MINI EUROPE.

Jipé