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BRUXELLES D'ANTAN, D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN
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jeudi 14 avril 2016

Ancienne Gare du Midi - Bruxelles disparu


Ancienne Gare du Midi - Bruxelles disparu - Bruxelles-Bruxellons

Gare des Bogards - L'ancêtre de la gare de Bruxelles Midi à l'emplacement de l'actuelle place Rouppe et du boulevard de Stalingrad - Bruxelles disparu - Bruxelles-Bruxellons

Notre histoire commence en 1839...
(Neuf ans après l'indépendance des provinces belges)

Cette année-là voit la naissance de la première ligne ferroviaire reliant Tubize  à Bruxelles. Elle est assez rapidement étendue jusqu'à Mons et constitue le premier pas vers la future liaison par train entre Bruxelles et Paris qui n'est encore qu'un rêve lointain.
A l'époque, la gare de terminus bruxelloise est  une simple "bâtisse en bois" construite à l'emplacement du cloître de l'ancien couvent des Bogards dont elle prend le nom...
Elle est située bien plus vers le centre,  sur le lieu de l'actuelle Place Rouppe (Bien connue pour être, être l'adresse du "Comme chez soi", l'un des meilleurs restaurants étoilés de la capitale.)
Les trains à vapeur pénètrent en ville par la large avenue du Midi (actuelle avenue de Stalingrad) qui, à l'époque, est encore bordée de champs et de prairies.

Si ce nouveau mode de transport est initialement destiné à faciliter le transport des marchandises et à assurer un développement économique vital pour la toute jeune Belgique exsangue, il rencontre un vif succès auprès de la population qui l'adopte avec enthousiasme comme mode de transport de passagers.
On parle  d'ailleurs déjà de relier la gare des Bogards (future gare du Midi) à la gare de l'Allée Verte (future gare du Nord) en traversant Bruxelles.
En trois ou quatre décennies, le réseau ferroviaire belge, copié sur celui de l'Angleterre (D'où venait notre premier Roi Léopold 1er) devient le plus dense du continent européen.


Ancienne Gare du Midi - Bruxelles disparu -  Fin du XIXe siècle - Début des années 1900 - Bruxelles-Bruxellons

Ancienne Gare du Midi - Bruxelles disparu -  Début des années 1900 - Bruxelles-Bruxellons

Ancienne Gare du Midi - Début des années 1900 - Bruxelles disparu - Bruxelles-Bruxellons

Gare du Midi - Bruxelles disparu - Intérieur de la gare - Les quais - Travail de ferronnerie - Bruxelles-Bruxellons

30 ans plus tard...

Au début de la deuxième moitié du XIXe siècle, l'ancienne gare des Bogards (déjà rebaptisée "Gare du Midi" entre-temps) ne répond plus du tout aux besoins et sa situation dans un centre ville qui se développe commence à poser de sérieux problèmes.
L'état fait l'acquisition de terrains marécageux de la Senne situés juste en dehors de l'enceinte de la ville (actuels boulevards de la petite ceinture) pour en construire une nouvelle plus digne de son futur rôle.
Conçue par l'architecte Auguste Payen, elle est mise en service en 1869 et fait le pendant à la majestueuse gare du Nord inaugurée 23 ans plus tôt par le Roi Léopold II à l'autre bout de la ville (1846)
Initialement, elle ne comporte que quatre quais et trois doubles voies d'accès (voir cartes postales anciennes ci-dessus où on n'aperçoit que deux pignons à frontons, la troisième étant au centre derrière le monumental porche d'entrée)...mais elle a été conçue dès l'origine pour pouvoir s'étendre de part et d'autre.

Bien qu'imposant par sa taille et son style, le bâtiment ne manque pas de finesse et d'élégance. La façade est bien rythmée par la succession des colonnades corinthiennes et des arcades. Les pignons de toitures qui marquent les verrières surplombant les différents quais ajoutent un "plus" au dessin de la façade par leurs frontons découpés sur le ciel et les grandes fenêtres en rosaces.
Quant au porche d'entrée évoquent un arc de triomphe, il illustre parfaitement la toute puissance du chemin de fer belge placé sur les rails d'un avenir florissant.
Vous le trouvez un tantinet ostentatoire et prétentieux ?
Et encore...vous ne savez pas tout !
Les artistes-sculpteurs Joseph Ducaju (*) et Louis Samain (*) sont en charge de l'ornementation du portique et, le moins qu'on puisse dire est qu'ils n'y sont pas allés par le dos de la cuillère.
(* Voir en fin de chronique...)
On y trouve plusieurs représentations allégoriques à la gloire des industries métallurgiques et houillères, de la navigation fluviale, du rail, de la poste et des télégraphes... 
Pour couronner le tout, en 1880, Louis Samain réalise une œuvre représentant une femme portant un flambeau, debout sur un char ailé orné de la tête de Mercure. Posée au sommet du portique, elle symbolise (en toute modestie) l'esprit conquérant de la Compagnie des Chemins de Fer. 
Mazette, à cette époque, on n'avait vraiment pas peur d'afficher les réussites et les succès avec un zeste de grandiloquence...mais il faut reconnaître que ça ne manquait pas d'allure !

Gare du Midi - Bruxelles disparu (1869-1949) - Fin du XIXe siècle - Bruxelles-Bruxellons

Gare du Midi - 1869-1949 - Bruxelles disparu -  Bruxelles-Bruxellons

Notre gare du midi s'étend petit à petit en augmentant le nombre de voies d'accès et de quais (évolution visible en comptant les pignons en toiture sur les cartes postales anciennes reprises ci-dessus: ceux à droite du porche d'entrée ne sont pas toujours visibles mais il y a un nombre identique de pignons de part et d'autre).
Elle conquiert rapidement le titre envié de "gare la plus fréquentée du pays" en nombre de voyageurs.

Place de la Constitution, face à la gare du Midi


Gare du Midi  - Place de la Constitution - Hôtel de l'Espérance - Bruxelles disparu - Bruxelles-Bruxellons

Gare du Midi  - Place de la Constitution - Hôtel de l'Espérance - Bruxelles disparu - Bruxelles-Bruxellons

Gare du Midi - Place de la Constitution (1869-1949) - Vue vers la rue du Midi en sortant de la gare - Bruxelles-Bruxellons

Un nouveau quartier s'anime autour de la vaste et agréable place de la Constitution qui fait face à la gare. Hôtels, tavernes-restaurants, entreprises et commerces viennent s'y établir.
A la veille de la première guerre mondiale, le vieux projet d'une jonction ferroviaire Nord-Midi à travers Bruxelles ressort des tiroirs, il va déboucher sur une longue saga de nouveaux bouleversements chaotiques au sein de la capitale.
On en parle depuis plus d'un demi-siècle et sa concrétisation va causer à terme la disparition définitive des magnifiques bâtiments de la Gare du Nord (1846 - 1952) et de la Gare du Midi (1869 - 1949) tels qu'on les connaissait.
Les premiers travaux   débutent en 1911. Interrompus en 1914 pour les raisons que l'on sait, ils ne reprennent qu'en 1936...à la veille d'une autre guerre mondiale qui marque un nouvel arrêt...et ils ne seront finalisés qu'en 1952.

Était-ce vraiment une bonne idée ?

Certains pensent encore que si on avait choisi de faire cette jonction ferroviaire en contournant la ville plutôt qu'en la traversant de part en part, son "cœur" en aurait moins souffert et la réalisation d'un RER autour de Bruxelles en aurait été, aujourd'hui grandement facilitée (planifié en 1995 pour 2002, promis pour 2012 et, in fine, reporté en...2025)
D'autres diront que la nécessité d'une "Gare centrale" au coeur de Bruxelles était incontournable. Il faut reconnaître qu'à l'époque, personne n'avait encore envisagé la construction d'un métro bruxellois. Le concept existait pourtant déjà bel et bien (Première ligne de métro au monde inaugurée à Londres en 1863 et première ligne de métro parisien  inaugurée en 1900) ...on aurait donc pu prendre exemple chez nos voisins !

Gare du Midi - 1869-1949 - Bruxelles disparu - Bruxelles-Bruxellons

Gare du Midi 1869-1949 - Bruxelles disparu - L'explosion finale - Bruxelles-Bruxellons
Massacrée en temps de paix alors qu'elle avait survécu à deux guerres mondiales

Toujours est-il que notre bonne vieille Gare du Midi est la première à en faire les frais. Juste après la seconde guerre mondiale, elle est remplacée par un ensemble d'édifices modernistes en briques jaunes. Si la construction de la nouvelle gare débute en 1939, elle n'est complètement finalisée qu'en 1959. Reculée par rapport à l'ancienne, elle entraîne aussi la disparition définitive de la vaste place de la Constitution.
Conçue par les architectes Adrien & Yvan Blomme associés à Fernand Petit, dans un esprit de grande sobriété, à l'inverse de sa devancière, elle ne brille ni par son élégance, ni par par son intégration dans le paysage urbain. D'allure extérieure massive, elle a visiblement sacrifié l'esthétique sur l'autel du fonctionnel. Sa seule fantaisie: une tour d'horloge qui marque la fin du temps passé.
Cette nouvelle gare a d'ailleurs déjà fait l'objet d'une refonte complète et une extension importante à la fin du XXe siècle pour accueillir les TGV des lignes Paris-Bruxelles-Cologne-Amsterdam.

Était-ce "mission impossible" que de la sauver ?

Une fois de plus, Bruxelles ne s'est malheureusement pas distinguée par un sens aigu de  la préservation de son patrimoine architectural et sculptural du XIXe siècle. Fallait-il en passer par là pour satisfaire aux exigences du progrès ? De nombreux exemples dans les grandes villes d'Europe démontrent le contraire...
Pour ne citer que Paris :  
  • La Gare du Nord date de 1865 - Transformée et agrandie en 1877-1889-1900 - Inscrite au titre de monument historique en 1975 
  • La Gare de Lyon date de 1855 - Reconstruite à l'identique en 1900 suite à un incendie - Classée en 1984. 
  • La Gare d'Austerlitz date de 1867 - Classée en 1997.
  • La Gare de l'Est date de 1850 - Transformée et agrandie en 1885 puis en 1900 - Classée en 1984.
  • La Gare Saint-Lazare date de 1853 - Agrandie et partiellement reconstruite en 1889 -  Classée en 1979 et en 1984.
Si toutes les gares citées ont dû subir d'importantes transformations et agrandissements successifs  pour s'adapter aux nouvelles technologies du transport ferroviaire, à l'accroissement du trafic, aux nouvelles lignes TGV, aux interconnections avec le RER et le métro...l'essentiel de leurs bâtiments historiques a pourtant pu être préservé et elles font toujours partie du paysage urbain parisien. Quant à la gare d'Orsay (seule gare désaffectée de Paris) elle est devenue un superbe musée.

Mais comment diable ont-ils réussi là où nous avons échoué ?
Tout simplement parce qu'à Bruxelles, en réalisant cette fameuse jonction Nord-Midi, nous avons choisi l'option de laisser le train traverser la ville de part en part...en saccageant bien des choses sur son passage.
Bien des années plus tard, les quartiers entourant la nouvelle Gare du Midi et la place Rogier en subissent toujours les conséquences désastreuses.

Essuyons une larme...

A Bruxelles, nous n'avions que trois grandes gares historiques datant du milieu du XIV siècle à sauver et il n'en reste qu'une !
Et encore...la sauvegarde (in extremis) d'un "souvenir" de l'ancienne gare du Luxembourg (1854) est plus symbolique qu'autre chose.

En guise de beau lot de consolation, on se doit de ne pas oublier la belle gare de Schaerbeek dont la partie la plus ancienne date de 1887, la deuxième partie (comprenant la grande salle des guichets) n'ayant été bâtie qu'en 1913.
Par bonheur, elle a été classée en novembre 1994.
Destinée à devenir l'une des stations importantes du futur RER bruxellois, elle accueille également le nouveau "Musée du Train" inauguré en 2015. 
Jipé

Statues et hauts-reliefs de la gare du Midi
(c'est tout ce qu'il en reste...)
Que sont-ils devenus après la démolition ?


A l'époque, il y a bien eu des négociations entre la compagnie des chemins de fer et  la ville de Gand qui souhaitait racheter le fameux portique "arc de triomphe" pour UN franc symbolique mais les frais de démontage, de transport et de reconstruction étaient tellement élevés, que le projet fut vite abandonné.
Par contre, le conseil  communal de Nivelles, poussé par le député permanent  Charles Gheude , a voulu récupérer les reliefs sculptés de Louis Samain, un sculpteur né dans la ville. Dans la foulée de cette opération, la ville fait aussi l'acquisition de l'ensemble de 4 statues du sculpteur Joseph Ducaju, promises initialement à la ville de Gand.
La cession est approuvée le 23 février 1949 et l'enlèvement, par les soins de la ville de Nivelles, a lieu fin 1949
Les quatre statues (symbolisant la Poste, le Télégraphe, le Chemin de fer et la Navigation fluviale) ont trouvé un refuge paisible et verdoyant  le long du grand étang dans le parc de la Dodaine.
Quant aux reliefs sculptés de Louis Samain, ils constituent aujourd'hui le "Monument du Travail" au carrefour du boulevard des Arbalétriers et de la rue de Soignies.
Aucune de ces œuvres d'art plus que séculaires ne serait classée et protégée à ce jour et elles auraient manifestement besoin d'un bon coup de nettoyage (voire d'une sérieuse restauration...) mais il faut saluer le mérite de la ville de Nivelles qui les a probablement sauvées de la destruction ou, à tout le moins, de la dispersion.

Pour l'anecdote: il semble que la ville de Nivelles ait une vraie vocation de "brocanteur" du patrimoine sculptural délaissé par les Bruxellois puisqu'elle a également récupéré in extremis un groupe de chérubins provenant du Grand Hôtel de la Poste  ainsi que les otaries cracheuses d'eau qui ornaient le bassin située au bas des cascades l'ancien Mont des Arts (Lire la chronique sur Bruxelles-Bruxellons) et provenaient de l'Exposition universelle de 1910.

Comme en témoignent les photos de la destruction, personne n'a cependant pris la peine de sauvegarder l'œuvre imposante de Louis Samain qui surmontait le portique depuis 1880. Tel un capitaine restant sur le pont jusqu'au naufrage de son navire, la sculpture monumentale s'est bel et bien fracassée en mille morceaux dans les décombres lors de l'explosion finale.
Sur sa tombe, en guise d'épitaphe, on aurait pu écrire "Massacrée en temps de paix dans l'indifférence artistique générale alors qu'elle avait survécu à deux guerres mondiales".


Gare du Midi 1869-1949 - Bruxelles disparu - Hauts-reliefs du portique - Sculpteur Louis Samain - Que sont-ils devenus après la destruction de l'ancienne gare du Midi ? - Bruxelles-Bruxellons

Gare du Midi 1869-1949 - Bruxelles disparu - Hauts-reliefs du portique - Sculpteur Louis Samain - Que sont-ils devenus après la destruction de l'ancienne gare du Midi ? - Bruxelles-Bruxellons

Gare du Midi 1869-1949 - Bruxelles disparu - Hauts-reliefs du portique - Sculpteur Louis Samain - Que sont-ils devenus après la destruction de l'ancienne gare du Midi ? - Bruxelles-Bruxellons

Gare du Midi 1869-1949 - Bruxelles disparu - Hauts-reliefs du portique - Sculpteur Louis Samain - Que sont-ils devenus après la destruction de l'ancienne gare du Midi ? - Bruxelles-Bruxellons

Joseph Ducaju (1823-1891) peintre-sculpteur né à Anvers.
Élève de Joseph Geefs, il fait partie des artistes sollicités par le jeune Etat belge pour statufier les gloires du pays afin d'affirmer une identité nationale naissante. En 1880, à la demande de Léopold II, il réalise la colossale sculpture de "Thémis casquée" surplombant le fronton du Palais de Justice et pesant la bagatelle de 25 tonnes.

Louis Samain (1834-1901) sculpteur né à Nivelles. 
L'artiste semble poursuivi par le mauvais sort. On lui devait une superbe "Statue de la Liberté" en cuivre qui dominait l'hôtel des Colonies sur la place de Brouckère mais elle a malheureusement fondu dans l'incendie qui a ravagé sa toiture en 1901 (soit l'année de son décès). 38 ans plus tard, c'est une autre de ses sculptures qui disparaît corps et âme dans la démolition de la gare du Midi. Fort heureusement, l'une de  ses œuvres majeures en marbre de Carrare "Nègres marrons surpris par des chiens" (1894) est toujours visible avenue Louise. La scène dramatique s'inspire du célèbre roman de Harriet Beecher-Stowe: "La case de l'Oncle Tom" (1851) et représente un esclave noir enchaîné et son fils attaqués par des molosses.

REMERCIEMENTS...
Mes remerciements chaleureux vont à Minnie Castevet et son conjoint, nos "lecteurs-enquêteurs" qui m'ont permis de retrouver la piste de ces œuvres d'art disparues de Bruxelles ainsi qu'à Sergio Boffa (Conservateur du Musée communal d'archéologie, d'art et d'histoire de Nivelles) qui m'a communiqué les informations détaillées reprises ci-dessus, sans oublier Loran Erdag de Nivelles qui a très gentiment pris le temps de m'envoyer ses photos des sculptures et hauts-reliefs ayant trouvé refuge dans sa ville.

15 commentaires:

  1. ...les bas-reliefs de l'arc triomphale de l'ancienne gare du midi se trouvent à Verviers (ou Nivelle? ...j’ai un doute? ...Je vérifie et vous confirme ça au plus vite)car le sculpteur était originaire de la ville.
    Également survivant dans cette même ville, les chérubins qui se trouvaient au fronton de la magnifique grand-poste de la place de la Monnaie ;-)

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  2. Grand merci pour cette information intéressante que, malgré mes recherches, je n'avais pas trouvée sur Internet. J'attends votre confirmation avant de compléter la chronique sur l'ancienne Gare du Midi. (PAr contre, j'avais déjà bien mentionné le fait que l'une des sculptures se trouvait dans un parc à Nivelles) Je prépare justement un autre article sur l'ancienne Grand Poste et je ne manquerai pas de faire référence à votre autre information concernant les "Chérubins" récupérés à Verviers.
    Merci d'avoir rendu visite à Bruxelles-Bruxellons.
    Cordialement, bien à vous...

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  4. après vérification, les bas-reliefs sont intégrés dans un mur de la rue des arbalétriers de Nivelles!
    Nivelles semble avoir le monopole de la récupération des grands disparus bruxellois.
    En plus des allégories de la gare du midi, de ses bas-reliefs, des chérubins de la grand postes; la ville a aussi récupéré les otaries en bronze qui ornaient les bassins de l'ancien mont-des-arts pour décorer un monument au morts!

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    1. Encore merci pour vos précieuses informations de départ pour retrouver les sculptures disparues de la GARE DU MIDI (avec, au passage, les "chérubins" de l'Hôtel de la Poste et les ."otaries" de l'ancien Mont des Arts). Grâce à vous, j'ai finalement reçu des informations complémentaires du Conservateur du Musée communal d'archéologie, d'art et d'histoire de la ville de Nivelles ainsi que des photos prises sur place par Loran Edarg. Je vous invite à les retrouver mises en place dans la chronique. ( http://bruxelles-bruxellons.blogspot.be/2013/03/ancienne-gare-du-midi-bruxelles-disparu.html ). Je vous souhaite un beau W.E. qui s'annonce estival !

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  6. Bonjour ! :) Sait-on quel était l'emplacement de l'ancienne gare du midi? était-ce à Bruxelles ou en périphérie?

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    1. Bonjour Joaquim
      La toute première Gare du Midi (Gare des Bogards) se trouvait au centre de l'actuelle Place Rouppe, soit à l'intérieur de la vieille enceinte de Bruxelles-Ville. La seconde a été implantée sur la place de la Constitution (qui a été sacrifiée au profit de la construction de la nouvelle gare débutée en 1911 et finalisée en...1952 ) soit juste en dehors de l'enceinte historique de Bruxelles (actuels boulevards de la Petite Ceinture) parce que l'extension du trafic ferroviaire imposait de l'agrandir et que c'était impossible à l'emplacement de la Place Rouppe vu l'extension du centre-ville...mais également pour éviter les droits d'entrée perçus sur les marchandises...A l'époque, on pouvait donc considérer qu'elle se trouvait "en périphérie" de Bruxelles-Ville...mais sur le territoire d'une commune qui fait actuellement partie de la Région bruxelloise...
      Cordialement et meilleurs vœux pour l'année nouvelle....

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  7. Bonjour,

    Habitant Nivelles et suivant les indications de Minnie Castevet, Je vous ai envoyé les photos des 4 allégories, 2 chérubins, 2 otaries et 4 bas reliefs se trouvant effectivement à Nivelles. En espérant qu'elles vous plaisent.

    Loran.

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    1. Bonjour Loran

      Un tout grand merci pour les photos (que je vais bien sûr utiliser) et pour votre collaboration spontanée.
      Au moment des premières réactions de Minnie Castevet, j'avais eu un contact avec le bourgmestre de Nivelles qui, apparemment ignorait lui-même que sa ville recelait des œuvres d'art provenant de l'ancienne Gare du Midi bruxelloise. Il m'avait renvoyé vers le conservateur du patrimoine de la ville qui m'avait envoyé plus d'informations mais ne disposait d'aucune photo à me transmettre (Sauf erreur de ma part, il semble d'ailleurs que ce patrimoine sculptural "sauvé de la destruction" ne fasse l'objet d'aucun "classement" à l'heure actuelle). Si je les retrouve, je vais vous communiquer les coordonnées du conservateur qui sera sans doute enchanté lui aussi de recevoir vos photos.
      Je vous souhaite une bonne fin de W.E. et une excellente semaine
      Bien cordialement,
      Jipé

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  8. ...si l'on ne retrouve nul trace de l’allégorie qui couronné l'arc d'entrée de 'l'ancienne gare du Midi, c'est que tien ne fut fait pour la sauver et qu'elle disparu dans les gravats emmené par les pelleteuses! ...Voici les photos que 'j'ai trouvées sur le site "retroscoop.com". ...et ça me crève le cœur!

    http://www.retroscoop.com/3rdparty/images/000000000000000000000_Retroscoop/Brussel/Brussel_Zuid_Station_1949_Afbraak_1.jpg

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    1. Bonjour Minnie
      Merci pour ce lien mais...il ne fonctionne pas et je n'ai donc pas pu voir les photos de la démolition que vous avez découvertes. J'ai ai été voir sur le site RETROSCOPE mais je ne trouve pas l'article correspondant. Pourriez-vous vérifier le lien exact.
      Cordialement, bien à vous et belle journée
      Jipé


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  9. voici le lien sur l'article complet ;-)
    http://www.retroscoop.com/amusement.php?artikel=117

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    1. Merci Minnie...
      Ce lien-là fonctionnait parfaitement
      Belle journée

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